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Partenariat avec les forces de l'ordre sur le thème du Risque Psychosocial

Dernière mise à jour : 26 nov. 2021

La vague des gilets jaunes qui a déferlé chaque week-end et la défiance continuelle contre cette profession qui n'a aucun droit de grève, a occasionné une fatigue morale dans les effectifs. L'institution s'intéresse à la R.É.A Régulation Émotionnelle Accélérée. Fort de sa réussite en sport, notre cabinet se profile en mode résolution de problème avec pragmatisme assumé.


Le risque psychosocial est avéré dans les forces de l'ordre. Entre 2005 et 2009 une étude a révélé que le suicide dans les forces de l'ordre était supérieur de 36% par rapport au reste de la population. En 2009, le compteur des suicides s'emballe, on comptera 59 passages à l'acte pour parler pudiquement. Et les pudeurs sont légions dans la police. Les gens ont peur de passer pour des faibles.


Docteur Marie PEZÉ, de l'association Souffrance & Travail

"On attribue la souffrance au travail à une fragilité individuelle, alors qu'elle est de toute évidence systémique et organisationnelle.


Entendu en séance

"C'est impossible de consulter un psy sauf à prendre le risque que les choses soient notifiées, après ça nous suit dans notre dossier, on sait pas où ça va"

Mais les conditions productivistes ce métier sont aussi en cause dans l'éclatement de la cellule familiale chez les forces de l'ordre. Cette profession est celle des gens qui s'engagent, l'intense mobilisation des derniers mois débouche aussi sur nombreux divorces. l'Association Femmes des Forces de l'Ordre en Colère (F.F.C.O.) animée par Perrine Salé, s'est aussi constituée pour rappeler ce fait. Ce qui permet dans une certaine mesure d'avancer une autre théorie, celle que le présentéisme les dévore.


La profession ne sort pas du triange de Karpmann. Elle survit en changeant de rôle. Celui qu'une société en perte de sens, leur laisse. Passer de persécuteur, à sauveur, ou victime, maltraite la maison police dans la construction de son identité professionnelle. L'inconfort permanent à l'intérieure de ce triangle dramatique enclenche un risque de burn-out.


Autre effet, si la dynamique de reconnaissance est brisée, les effectifs travaillent en mode dégradé, on parle alors en langage psychosocial, de souffrance éthique, avec un sentiment d'inutilité. Cette fois, c'est la dépression et le désengagement qui sont à redouter.


Entendu en séance

"Ce que je fais n'a aucune portée utile. Quand les victimes ont moins de droits que les agresseurs et que le système judiciaire les remet sur le terrain, j'ai plus envie".

L'intérieur en ébullition


Sans plus d'allégorie au ministère, quand on parle d'intérieur en ébullition il s'agit bien de la prise en compte de l'état émotionnel d'une personne. Et dans ce domaine, tout inconfort qui parait anodin est toujours à prendre identifier quand il survient à chaud. L'erreur qui amène à l'évitement d'une émotion indésirable, reporte le symptôme, par exemple anxieux, à plus tard et vous pourrez en être sûr, plus plus fort.



Prenons une image. Le symptôme augmente en pression, sur le même principe qu'une cocote minute et justement, une à deux minutes environ sont nécessaires en Régulation Emotionnelle dite "sur l'instant" pour faire redescendre un gros stress, cette technique s'invite parfaitement au chevet de la police et même sur le théâtre des opérations.


S'agissant de situations représentatives antérieures, une approche est aussi possible avec un protocole qui permet de travailler "en différé" cette fois et au calme dans les conditions d'un simple échange verbal. Il y a donc une approche en deux temps.


Franck Andersen explique !

"Nous avons créé un SAS de décontamination émotionnelle qui offre le confort de ne pas ramener de Stress à la maison, les effets positifs ne sont pas cumulatifs, ils sont démultipliés et durables"

Notre cabinet élabore un format de présence adapté qui autorise une efficacité de traitement. Cela permet de se positionner avec un pragmatisme d'urgentiste émotionnel, et de formateur, en mode : résolution de problème. À l'intérieur de ce

modèle d'intervention sous forme d'atelier, auprès des effectifs, une place naturelle est convenue pour la libération de parole, mais l'application d'une méthode de désamorçage instantanée prime pour rétablir l'efficience logique due à chaque poste d'un commissariat, en salle des opérations, ou sur la voirie.


L'expérience crée un précédent et fait école dans l'institution actuellement pour devenir une formation adaptée, c'est-à-dire facile à suivre sur son temps de travail, tout en conférant un maximum portée en terme de ré-harmonisation de fonctionnement. Trop de famille éclates. L'émotion elle, ne connait ni frontière, ni

plage horaire. Il n'y a aucune raison pour que l'accumulateur de stress qui se charge au travail, se décharge à la maison avec des effets dramatiques. Réciproquement, on connait aussi la bombe programmée d'un manque chronique de sommeil, de blocage à repartir le lendemain ou sur la disponibilité, de retour au commissariat.


Ni inspecteur, ni introspection, ni fouille à leur corps défendant, ici l'auto-psy remplace le Tout-psy !


Rétablir le cercle vertueux est possible se sentir mieux au travail et donc à la maison, en instaurant une routine de Régulation Émotionnelle. Plus celle-ci se banalisera, plus elle fonctionnera en mode progressif et auto-pratiqué. L'enjeu ne consiste pas à (ré)conforter les effectifs dans une introspection prolongée, encore moins à leur corps défendant par un tiers à la façon d'une fouille, mais à leur enseigner les moyens de désactiver eux-même les risques émotionnels délétères liés à la pénibilité professionnelle. On est loin du Tout-psy tant redouté, nous évoluons ici plutôt vers une pédagogie appliquée et une véritable culture de préservation à l'instar des sportifs de haut niveau rompus à l'exercice.


Si L'intérieur comme on le nomme, doit aujourd'hui soigner ses effectifs. La police doit accepter de prendre soin de son intérieur, sinon que penser des forces de


l'ordre qui seraient incapables de préservation? Avec l'adage, on connait la suite : "Charité bien ordonnée commence par .... " En tout cas une choses est sûre, on a jamais mieux à distribuer que quand on va bien soi-même !



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